Et me revoilà, de retour après une semaine intense de stage en imprimerie dans le cadre de ma formation à SRC Bordeaux. Car il faut bien le dire, nous ne faisons pas que du web et nous voyons bien d’autres choses !
Bref, j’ai passé ce stage dans une petite imprimerie de Poitiers afin d’observer tout le processus de la chaine graphique mais aussi et bien entendu, mettre un peu la main à la patte là où je pouvais me rendre utile. Donc en une semaine, on va dire que j’ai fait quelques trucs intéressants. Tout d’abord, je me suis initié à Quark Xpress, ne l’ayant pas à mon IUT (tout du moins, pas à ma connaissance.) j’ai pu enfin voir ce que valait ce logiciel – dont on me vante les mérites depuis quelques années maintenant – comparé à Indesign d’Adobe. Bref, je n’ai pas fait de très grandes maquettes dessus mais seulement quelques faire-parts et cartes de visites.
D’ailleurs, outre le fait que cette imprimerie possède certains grands comptes comme clients, elle est aussi spécialisé dans les faire-parts. En voir un d’accord, mais en voir dix de suite devient plus que marrant ! Toujours les mêmes formulations, toujours les polices anglaises pour faire chique et pour plaire aux clients. De plus, sur certains siégeaient de très grosses fautes de formulation. Maintenant, je sais pourquoi il faut soigner son orthographe (même si cela m’arrive évidemment de faire des fautes) car faire des fautes sur un schéma de faire-part que l’on donne à un imprimeur, cela ne se fait pas.
Donc il y avait des moments « cools », ceux où je faisais de l’infographie et d’autres moins « cools », ceux où je remplissais des cartons de 27000 feuilles. Par ailleurs, étant en SRC, on m’a demandé de réaliser une maquette de présentation pour leurs email mais aussi afin de faire un petit peu de PUB autour d’eux (oh le vilain spammeur !). Donc j’ai passé environ cinq heures à faire le design ou à développer le code. Mais aussi à faire des tests pour voir ce qui était interprété et ce qui ne l’était pas par nos amis les webmails et de plus (hacker inside) j’ai élaboré des stratégies afin de contourner certains filtres interdisant l’affichage direct de la moindre petite image dans un mail…
Bref, c’est fini, maintenant je passe à autre chose. Je remercie tous les employés pour m’avoir donné de leurs temps afin de m’expliquer tous les rouages d’une imprimerie et de certaines machines. De plus, j’essaye encore de garder cette vision d’artisan même si la technologie est aujourd’hui partout ce qui dé-nature un peu l’esthétisme qu’avait le typographe d’antan mettant à la main des chaînes de caractères. Aujourd’hui l’offset est partout, les imprimeurs n’ont plus le temps, mais bien l’heure.
